Vendredi 26 et samedi 27 septembre 2008
Si les démonstrations en vol des moyens des Forces aériennes, que ce soit la Patrouille Suisse, le PC-7 Team ou le F/A-18, ont été des moments forts de ces journées, les différentes animations n'ont pas manqué de susciter l'intérêt des visiteurs. En effet, la présentation des véhicules de déneigement ou de secours, du centre d'apprentissage, de la sûreté comme la possibilité de voir au plus près le cockpit d'un F-5 Tiger ou d'un F/A-18 ont rencontré un grand succès auprès des petits comme des plus grands. Pour Antoine Jacquod, le chef de la Base de Sion, "l'objectif est pleinement atteint. Le but de ces portes ouvertes était de montrer à la population, qu'une base des Forces aériennes, ce n'est pas uniquement une source de nuisances, mais aussi de nombreuses activités, places de travail et retombées économiques."
Vendredi matin, lors de la cérémonie officielle, le chef de la base Antoine Jacquod a présenté l'histoire et le présent de la base aérienne de Sion. Ses 125 employés, ses 42 apprentis et les investissements estimés entre 5 et 8 millions de francs au profit de l'aéroport civil sous forme de l'installation d'assistance à l'atterrissage (ILS), de prise en charge des frais de la couverture radar ou de déneigement de la piste. Ceci sans compter les investissements annuels consentis sur la base militaire, des travaux en grande partie effectués par des entreprises régionales. Le conseiller d'Etat et aux Etats Jean-René Fournier comme le président de la ville de Sion François Mudry, au travers de leur discours, ont reconnu l'importance économique de la base, mais tous deux ont également appelé de leurs vœux la limitation du bruit par le remplacement des jets combat par des avions turbopropulsés et des hélicoptères. Le divisionnaire Markus Gygax a simplement rétorqué que "c'est le canton du Valais qui a choisi, dans le cadre du concept de stationnement, de concentrer les vols à Sion et non à Rarogne ou Tourtemagne." Et de rappeler les efforts consentis en matière de limitation des nuisances. "Le bruit d'un jet, c'est 8 fois 20 secondes par jour, aucun service de vol le week-end et durant la pause de midi. Je me demande bien quelle compagnie aérienne peut vous proposer un tel service pour autant de place de travail."

