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Forces aériennes suisses

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Le succès à nouveau au rendez-vous Texte et photos : Maurice Gehri

Les deux jours de course de la Patrouille des Glaciers (PDG) ont nécessité un engagement, préparation et démontage, de quatre semaines. Comme pour les éditions précédentes, la Base aérienne de Sion a été mise à forte contribution à l’occasion de cette manifestation.
Le transport aérien assuré par les hélicoptères dans le cadre de la PDG est assez particulier pour plusieurs raisons. Les emplacements à desservir sont nombreux et souvent exigus, l’altitude et les conditions atmosphériques de haute montagne rendent la mission des pilotes et des mécaniciens plus difficile.
De plus, le fait de travailler sur des glaciers peut être dangereux et nécessite que le personnel bénéficie d’excellentes conditions physiques, soit équipé en conséquence (matériel de montagne, skis, baryvox) (orthographe incertaine) et habitué à évoluer en haute montagne, notamment à peau de phoques.

 

Il doit être prêt à bivouaquer sur place si les conditions météorologiques se détériorent et que l’hélicoptère n’est donc plus en mesure d’assurer le retour en plaine, ce qui se produit parfois.
Cet engagement constitue pour chacun un excellent exercice grandeur nature.

La Base de Sion a engagé journellement une dizaine de personnes au profit de la PDG, dispatcher, mécaniciens, opérateurs treuil, secouristes, piquet feu et responsable carburant, nous en avons rencontré quelques-uns .

L'Héliport de Satarma

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GAILLARD Georges
56 ans – 34 ans de service
Pilote d’usine (Ruag Aerospace)
Rattaché à la Base de Sion
Quelque 10'000 h de vol à son actif !

Le Lt-col Georgy Gaillard est un habitué de la PDG. Il a été chef TA (transport aérien) durant sept ans et il vient de transmettre le flambeau à son adjoint, le Lt-col Patrick Voutaz. Dans le cadre de la PDG le Lt-col Gaillard a été chargé, bien avant la compétition, de la planification des hélicoptères et du personnel engagé. Dans ce contexte il a participé à des rapports de coordination avec différentes instances de la PDG et les sociétés d’hélicoptères civils. Durant la phase d’installation et de course, il a fait de nombreux vols de transports avec ses collègues. Le pilotage en très haute montagne et dans ce cadre précis est particulier et pénible. Le fait d’effectuer 40 à 50 km de montées et descentes, de 1800m à plus de 3000 m. d’altitude en un jour est un exercice particulièrement éprouvant. Les places d’atterrissage sont le plus souvent exiguës et les conditions de vol peuvent être délicates. Mauvaise visibilité, vents tournoyants et baisse de performance des hélicoptères, consécutive à l’altitude, obligent les pilotes à calculer en permanence les charges possibles, la sécurité étant le maître mot. A tous les niveaux d’ailleurs !

Le ballet des hélicoptères

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LIAND Joseph
53 ans – 30 ans de service
Chef groupe réparation
Engagé à la PDG comme dispatcher

Joseph Liand a participé à toutes les PDG, tout d’abord comme mécanicien. La manifestation prenant de l’ampleur il a été désigné pour faire le lien avec l’organisation générale. Il est chargé, avec le chef du transport aérien (TA) de planifier coordonner et optimiser les transports aériens. Chaque emplacement de pose ou dépose, sur le parcours, a été répertorié. Le pilote qui s’y rend pour la première fois dispose d'un petit dossier fort précieux comportant descriptif de l’emplacement, plan de situation et photos. Le coordinateur et son adjoint ont ainsi assuré le transport de 185 tonnes de matériel divers et plus de 1000 passagers !

Le service de vol

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BAGNOUD Stéphane
39 ans – 17 ans de service
Mécanicien « Héli » et avions légers

Dans le cadre de la PDG Stéphane Bagnoud a été affecté à la préparation des charges puis à leur fixation sous les hélicoptères. Une tâche rendue parfois compliquée par leur variété allant de simples piquets de bois à des génératrices d’une tonne et les divers systèmes de fixation réclamant une attention particulière, le mécanicien étant responsable de la sécurité du transport. Stéphane Bagnoud a également travaillé « sur les hauts », à 3'600 m. d’altitude notamment où une bonne condition physique est primordiale.
Dans le cadre de sa formation d’assistant sauveteur aérien il a participé, durant la course, au treuillage et à l’évacuation de concurrents victimes d’accidents ou de gelures.
ERNE Philippe
53 ans – 35 ans de service
Chef halle réparation avions
et piquet de sauvetage de la Base aérienne

Complètement équipé pour une éventuelle intervention, disposant d’un véhicule d’intervention feu, Philippe Erne assurait sur la place de Satarma (Arolla), la sécurité lors du « refueling » des Super Puma. Il s’agit d’une opération relativement délicate, répétée cinq à six fois par jour, et consistant à ravitailler en carburant l’hélicoptère, turbine en fonction. Une procédure permettant non seulement de gagner du temps mais qui surtout limite les coûts consécutifs à l’arrêt et au démarrage des turbines.
CINA Roger
44 ans – 20 ans de service
Mécanicien « Héli »

Durant la PDG, Roger Cina a été appelé à effectuer différents travaux d’entretien courant et des réparations sur les hélicoptères engagés. Le service des 100 heures, par exemple, est une opération occupant trois mécaniciens durant une journée. Il a également fallu préparer les « machines » chaque matin pour l’engagement et effectuer les divers travaux de rétablissement et les nettoyages en fin de mission. Aucun problème majeur durant cet engagement pour Roger Cina qui est demeuré à la Base de Sion, son bilinguisme permettant de faire le lien avec les mécaniciens venus en renfort d’Outre Sarine.

La logistique

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Le matériel

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Le personnel

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    Dernière modification: 12.05.2010
    Emblème Base aérienne Sion

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